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Journée d'étude du Foyer
« Faire réseau » pour le Réseau 2, c’est garder vive une culture, celle d’une pratique en institution orientée par la psychanalyse d’aujourd’hui, toujours en devenir.
Pour cette quatrième édition, nous partirons de l’impératif de l’Autre social auprès de tous les dispositifs institutionnels dont ceux qui rejoignent, toujours plus nombreux, notre communauté de réflexion. Il s’agit de l’autonomie. Qui peut être contre cette idée de liberté et de savoir-faire ? Il ne s’agit pas pour nous d’être pour ou contre mais de prendre la mesure, comme Alfredo Zenoni nous y invite, du fait que le souci pour tout intervenant est le plus souvent d’être confronté à des sujets plus caractérisés par un excès d’autonomie que par son manque.
Faire sans l’Autre, c’est comme nous l’avons étudié lors de notre dernière journée de travail, la pente vers le passage à l’acte selon les variations que cette sortie de la scène symbolique peut prendre.
Paradoxalement, cette autonomie radicale s’accompagne d’une non -séparation de l’objet : le sujet se fait l’objet d’un partenaire (conjoint, parent, ami) ou inversement ; c’est son corps ou un morceau de ce dernier qui prend le statut d’un objet en-trop que le sujet tente d’extraire ; c’est l’objet de consommation (drogue, nourriture,…) qui l’aspire. L’autonomie se découvre alors pleinement dans sa dimension mortifère.
Dès lors, il s’agit pour nous, intervenants en institution, de se faire suffisamment fréquentables pour qu’à travers quelques liens, le sujet trouve, d’une part, une place qui le tienne à distance de son être d’objet et, d’autre part, un appui pour inventer l’aménagement des conditions de son existence qui canalisera la jouissance.
Nous tenterons de montrer et démontrer comment, par nos actes, nous y parvenons et quelles sont nos impasses.
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